<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-2518317146293568079</id><updated>2011-07-07T21:04:05.129-07:00</updated><title type='text'>GNOSIS</title><subtitle type='html'>La Connaissance Divine est une science qui réside au coeur de tous les êtres. Etre gnostique, c'est accomplir le pèlerinage intérieur. Une voie ouverte à tous et à toutes, dans le profond respect des identités et la reconnaissance des diversités.</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://gnosiscondiv.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2518317146293568079/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnosiscondiv.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Alfarange</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00107015950337531002</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>6</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2518317146293568079.post-4372287162057356599</id><published>2010-06-16T11:37:00.000-07:00</published><updated>2010-06-16T12:32:34.702-07:00</updated><title type='text'>Chapitre 4. L'age de l'Hermétisme</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Alors que les hommes se firent incrédules à la venue de nouveaux guides, la gnose était depuis longtemps déjà réservée aux élites religieuses et politiques. Celles-ci ne se montrèrent jamais prêtes à partager ce savoir, et pire encore, ils se montraient incapables d'aboutir à la visée de la Voie à cause de la vie qu'ils menaient, vie facile sous bien des angles. Bien souvent, la spiritualité tantrique de la gnose se trouva dévoyée par les vapeurs de la luxure qu'offre l'accumulation des biens et du pouvoir.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans d'autres régions du globe, le mystère par lequel était enseigné le tantrisme, c'est-à-dire la Voie des Sens, était si ténu qu'il se trouva bien souvent renversé, renié et éradiqué du discours patriarcal radical du monothéisme devenu exclusiviste.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Aujourd'hui, on voit souvent  le christianisme et l'islam comme deux religions universelles. Pourtant, elles ont toutes deux des institutions si rigides et concentrées que les religieux (les pseudo-orthodoxes de tous bords) n'ont que peu accès au message, occupées à leurs préoccupations d'élites dirigeantes, permissives avec les puissants, sans pitié avec le commun des mortels.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vint un temps où ces religions allèrent jusqu'à combttre les gnostiques et les écoles qui en ressortissaient. Les inquisitions (au sens large) furent nombreuses. Le moyen-age chrétien développait la prophétologie et la démonologie. D'autre part, la kabbale avait repris vie en Europe, renfocée par la sorcellerie orientale combattue par l'islam. Il y eu les croisades, contre les "infidèles" musulmans, la croisade albigeoise contre les cathares, le procès des templiers par Philippe-le-Bel, la chasse aux sorcières menée par l'Inquisition catholique romaine, les guerres de religions entre catholiques, anglicans et réformés,...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;... une suite ininterrompue de batailles idéologiques fixant les frontières des cultures par la théologie, creusant des lignes de fracture entre les peuples. Dans cette athmosphère qui règna sur tout le moyen-age, grandit une école spécifique de la gnose, allant jusqu'à inventer la gnose pratique à travers les sciences physiques et chimiques.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ils prirent en orient le nom de chimistes et enseignaient les savoirs antiques et hermétiques du Mystère dans la Table d'Emeraude, attribuée à un mystique -Hermès Trismégiste-. Ce savoir dit Hermétique se diffusait à travers l'étude de la matière même, la chimie, al-kimiyya en arabe. Ainsi, cette science arrivera en occident sous le nom d'Alchimie, et par elle la gnose disposa d'un terrain fertile.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'expérience alchimique et l'émergence d'une gnose pratique appliquée, dans la lignée de l'Ordre des Mathématiciens de Pythagore à Alexandrie aux temps antiques. Pour la première fois, l'Oeuvre est expliquée sous les auspices de la matière et non plus de l'esprit, quoiqu'il mette bien l'accent sur la transformation intérieure, la transfiguration. Grâce à cette opération, la gnose survécue à l'Église durant tout le moyen-age.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;D'une certaine manière, la fracture entre ce qu'enseigne la gnose et ce que fait la religion fini ici par clamer leur divorce. La gnose pouvait vivre pour et par elle-même, il suffirait d'être connu comme alchimiste pour ne pas être inquiété -du fait de l'attrait qu'en avaient les nobles- mais il fallait se tenir au nouveau mystère en place: celui des métaux.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;De plus, le rattachement de l'alchimie à l'Europe chrétienne fit pulluler les représentations chrétiennes dans l'alchimie. Les gravures et sculptures alchimiques en font preuve. D'autre part, les représentations alchimiques de démultiplient dans le christianisme et ses constructions, comme l'attestent les cathédrales et les plus riches abbayes.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;De ce fait, les corporations de métiers, placées sous la tutelle d'un Saint Patron, signaient de leur sceau les oeuvres architecturales de l'Église, et se devaient de connaitre les Mystères de l'alchimie et de l'ésotérisme gnostique des Évangiles Apocryphes afin de réaliser les chef d'oeuvre commandés par l'Église. Les corporations étaient intégrées dans cette élite dirigeante ayant droit à la tolérance interdite au peuple, qui assistait à des récitations latines à la messe dont ils ne comprenaient rien et que les prêtres eux-mêmes savaient à peine lire et écrire, les siècles ayant passé depuis la chute de la Rome antique.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'Eglise, dernière institution romaine, avait bataillé longuement pour effacer les croyances gallo-romaines issues du druidisme, dont l'Europe celte était pétrie. La décapitation sociologique du druidisme par les romains païens puis chrétiens n'était pas parvenu à faire disparaître cette tradition orale ancestrale, que ls trouvères et troubadours colportaient dans toutes les terres chrétiennes d'occident à la suite des bardes, allant même jusqu'à se faire publier dans les manuscrits des hommes d'Eglise, derrière le récit épique du roi Arthur pour exemple. Le savoir de la tradition primordiale n'avait donc jamais disparu. Le mythe et son Mystère étaient encore vivants à travers les épopées irlandaises, les annales arthuriennes ou la chanson de geste.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'Eglise romaine se voulait seule vérité faisant autorité sur tous, mais le peuple et les élites, à l'évidence, ne se trouvèrent jamais satisfaits de ce modèle autoritaire aux récits rares et étrangers de la Bible, ce livre gréco-hébraïque...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2518317146293568079-4372287162057356599?l=gnosiscondiv.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnosiscondiv.blogspot.com/feeds/4372287162057356599/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://gnosiscondiv.blogspot.com/2010/06/chapitre-4-lage-de-lhermetisme.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2518317146293568079/posts/default/4372287162057356599'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2518317146293568079/posts/default/4372287162057356599'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnosiscondiv.blogspot.com/2010/06/chapitre-4-lage-de-lhermetisme.html' title='Chapitre 4. L&apos;age de l&apos;Hermétisme'/><author><name>Alfarange</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00107015950337531002</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2518317146293568079.post-1995139553932291739</id><published>2010-06-16T10:37:00.000-07:00</published><updated>2010-06-16T10:39:20.215-07:00</updated><title type='text'>Chapitre 5.  Les dérives rosicruciennes et illuministes</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Depuis la donation de l’Empereur Constantin à l’Eglise chrétienne de Rome, celle-ci a mis en action des procédés contraires à l’enseignement messianique pour s’accaparer le pouvoir en combattant contre les païens notables, puis contre ceux des chrétiens qui formaient des dissidences politiques pour raison de différences doctrinales. Le gnosticisme fut le premier combat majeur de l’Eglise romaine. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En proclamant la gnose hérétique, elle repris les méthodes de torture et de mises à mort spectaculaires des persécutions dont elle venait d’être la victime durant plus de deux siècles.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La gnose survécu grâce à l’alchimie et à l’hermétisme, comme nous l’avons vu. Toutes les tentatives de proposer la gnose suivant une voie divergeant de la ligne catholique romaine étaient sévèrement réprimées. Cette persécution incitait donc au murmure, à la discrétion, au secret.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;De fait, avec le temps, les persécutés de toutes sortent commencèrent à chercher une voie de rassemblement, d’unité. La gnose parvint à transcender son interdiction en s’exprimant dans l’iconographie et les cathédrales, sous la direction des corporations bourgeoises. L’autorité de l’Eglise sur celles-ci n’était que théorique.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les corporations étaient initiées au mystère, au mythe chrétien, aux fables apocryphes de toutes sortes. Elles envisagèrent donc de s’unir pour les transmettre et se constituer en tant que nouveau clergé, le clergé de l’Eglise s’étant corrompu par l’exercice du pouvoir politique à travers des conciles, démultipliant les dogmes les plus insoutenables. Discrètement, les maîtres d’œuvre se réunirent et donnèrent naissance à la plus grande et la plus puissante des sociétés secrètes connues depuis l’aube de la religion: la franc-maçonnerie.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Celle-ci pensait s’émanciper de l’Eglise en tant qu’autorité temporelle pour retrouver le message gnostique et édifier le peuple en le libérant de cette autorité spoliée, le divin n’étant pas la propriété d’une caste, mais le propre de l’âme.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais avec le temps, la franc-maçonnerie -qui cherche la révolution, voire la laïcité, à la faveur de l’esprit scientifique et d’une méthodologie rationnelle dans l’étude du sacré- allait se confronter aux mêmes difficultés, tombant également dans les écueils de l’institutionnalisation.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Deux courants d’influence gnostique apparaissent à la même période: la Rose-Croix et les Illuminati. La doctrine de Kristian Rosenkreutz est à la base fondée sur l’idée d’une communauté d’âmes, d’une communion spirituelle échappant à l’élaboration de toute institution.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La Rose-Croix se présente comme une voie suivie par la multitude des gnostiques, qui les réuni en esprit, aussi loin qu’ils soient les uns des autres. C’est la divulgation de l’existence d’un ordre, informel et donc invisible, totalement décentralisé et donc inatteignable, une communauté d’âmes échappant à tout contrôle et toute tentative d’éradication.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Se revendiquer de la Rose-Croix est certes dangereux, mais plus l’Eglise s’affaiblit, plus cette affirmation -dans des milieux convenus- cimente cette communauté, jusqu’à l’aboutissement logique de toute revendication: la mise en place d’institutions à l’ordre rose-croix, au XIXème siècle.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le rêve de Kristian Rosenkreutz est victime de sa réussite. L’ordre n’est plus informel, il s’affirme et tient des assemblées. Dès cet instant, il connait une recrudescence d’influence du mouvement caïnite et, tombé dans la fascination archéologique pour l’Egypte antique sorti des sables grâce à Champollion, commence à s’inventer des mythes et des rites syncrétiques, images de leurs fantasmes romantiques.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C’est à ce stade que le célèbre Aleister Crowley et quelques autres grands noms de l’occultisme vont faire collusion entre paganisme -ancestral et tantrique- et sorcellerie -luciférienne ou satanique-.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le chemin initiatique peu à peu devient un méandre impénétrable et dévoyé, laissant tourner les aspirations spirituelles humaines comme un hamster dans la roue de sa cage. L’apparat des rosicruciens fascine par la multitude des influences, mais elle déçoit par son enseignement, et tourne finalement en club de nantis avides de consommation de drogues et des plaisirs de la chair.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Politiquement, ils n’hésitent plus à s’associer aux pires des régimes, pour la fortune et l’opportunité des expériences les plus tabous. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais un autre courant avait également trouvé son origine dans le secret de la clandestinité avant les révolutions. Le nom en est célèbre, mais l’histoire en est méconnue. L’illuminisme, les illuminés ou illuminati.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il est fondamental de se souvenir qu’à l’origine, les illuminati étaient chrétiens de foi. Quoiqu’ils se voyaient hérétiques et qu’ils considéraient l’Eglise comme perdue, quoique visant une autorité de droit divin apportée par leur fortune, les nobles et bourgeois des salons illuministes rêvaient d’un monde uni et nouveau, le royaume des cieux comme paradis terrestre annoncé dans l’apocalypse de Jean. Leurs efforts tendirent donc vers l’avènement de cette apocalypse, chemin menant à la venue de la Jérusalem Céleste annoncée depuis le temps des prophètes hébreux.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Considérant que c’est en faisant l’histoire que s’accompli la prophétie, ils tâchèrent d’étudier les analogies pour rendre le monde intelligible, correspondant aux mythes pérennes et universels. Fondés sur l’idée que Dieu se révèle par cette conscience visant la conformité avec le monde imaginal, les illuministes cherchèrent par tous les moyens a atteindre l’un des objectifs premiers de leur grand plan apocalyptique: établir un monde unifié, un nouvel ordre mondial. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Diverses théories furent explorées et mises en concurrence pour aboutir à cet objectif et l’on s’éloigna de plus en plus de la visée paradisiaque ultime prêchée par les illuminés des premières générations. Le plan passant par le contrôle des richesses fini par ne concerner que l’extension à l’infini de ces richesses et le mythe apocalyptique ne survivait dans leur pensée qu’à titre d’outil à l’usage de la canalisation spirituelle ou de l’égarement programmé des masses.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le mouvement illuministe fut dévoyé de par le succès de sa doctrine parmi les élites économiques du monde. Il devint peu à peu une fière bannière de piraterie des sociétés et des nations, ce que l’on pourrait qualifier en quelque sorte d’ « association de malfaiteurs », la plus grande du monde!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pourtant, comme le monothéisme -qui reparu en orient et en occident au milieu des polythéismes- avait ramené la connaissance sacrée de l’unicité au premier plan, la mondialisation marchande avait entrainé la rencontre des cultures et permis l’étude de la tradition primordiale et de ses variantes innombrables. Œuvrant à unifier le monde sous leur contrôle, ils permirent l’émergence d’une observation spirituelle synthétique, la reconstitution du savoir mystique ancestral.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les dérives de la gnose ont donc eu dans l’histoire de multiples remous. Elles ont périodiquement ramené la connaissance à portée d’élites montantes contre des élites vieillissantes. Lorsque le modèle illuministe -déjà bien entamé- sera obsolète, il sera remplacé par un autre, et il y a fort à parier que la spiritualité universaliste et le développement humain, personnel et durable en seront les agents les plus actifs.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On est en droit de penser qu’une révolution spirituelle est en marche et qu’elle remettra en cause l’illuminisme, mais toute institution d’une telle puissance connaitra les mêmes écueils, comme nous l’a démontré l’histoire politique, militaire et religieuse depuis l’aube de l’humanité.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2518317146293568079-1995139553932291739?l=gnosiscondiv.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnosiscondiv.blogspot.com/feeds/1995139553932291739/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://gnosiscondiv.blogspot.com/2010/06/chapitre-5-les-derives-rosicruciennes.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2518317146293568079/posts/default/1995139553932291739'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2518317146293568079/posts/default/1995139553932291739'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnosiscondiv.blogspot.com/2010/06/chapitre-5-les-derives-rosicruciennes.html' title='Chapitre 5.  Les dérives rosicruciennes et illuministes'/><author><name>Alfarange</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00107015950337531002</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2518317146293568079.post-6031779335979576410</id><published>2010-06-16T10:35:00.000-07:00</published><updated>2010-06-16T10:37:15.693-07:00</updated><title type='text'>Chapitre 3. Chiismes exotériques,  soufisme ésotérique</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Depuis des siècles, la Babylonie était sensible à la Gnose monothéiste. Alors que Zoroastre apportait les bases d’une vision unicitaire par l’enseignement du Dieu unique Ahura Mazda, en réaction à la religion des Devas de l’Inde voisine, les chrétiens des premiers siècles n’hésitèrent pas à rendre hommage à Zoroastre. Les prêtres mazdéens furent en effet connus sous le nom de « Mages » et pratiquaient l’astrologie. L’Evangile nous les présente dans le canon biblique à la naissance du messie d’Israël. On nous affirme ainsi leur guidance divine à travers la poursuite de l’étoile du Christ.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quelques siècles plus tard, un apocryphe chrétien appelé la Vie de Jésus en arabe, écrit en Arabie aux alentours sans doute de la révélation du Coran et portant sur l’enfance de Jésus en particulier –une grande partie de cet apocryphe a été détruit, on y passe de l’enfance à la Passion- présentera en introduction une prophétie de Zoroastre sur la naissance, la vie et la mort de Jésus, ainsi que sa résurrection. Ce récit -sans doute initialement de tradition orale- explique le voyage des mages à Bethléem. Zoroastre y est présenté comme étant le Balaam de l’Ancien Testament, ce qui le rattache également au judaïsme qui parlait de Balaam comme prophète envoyé aux nations païennes. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il est de plus de notoriété publique que la Bible, ou tout du moins le Testament Hébraïque de la Torah, est né en Babylonie. De même que le talmud, qui fut autrefois de deux sources distinctes (le talmud de Babylone et le talmud de Jérusalem), le talmud de Jérusalem ayant disparu dans l’exil et la persécution de la diaspora juive au cours de son histoire.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Nous voyons encore que, dans le monde antique, les barrières entre les cultes sont moins rigides et qu’une vision unificatrice est développée de part et d’autre. Dans la même logique, le christianisme avait amalgamé le paganisme grec à travers l’appropriation des Oracles Sibyllins du Mystère Dionysiaque, écrits de la célèbre Sibylle de Delphes, prophétie annonçant également le Christ, sa vie, sa mort sur la croix et sa résurrection.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais revenons un peu sur l’Iran de la Perse babylonienne et sa rencontre avec l’islam naissant et déjà fort de la conquête arabe. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le mot arabe pour « Mystère » est Ghayb, et nous explique par l’étymologie sémitique le sens de la Kabbale : Kabbalah, Ghayb-al-Lâh, le Mystère du Divin. L’arabe comme l’hébreu connaît la Kabbale, mais l’islam va fortement dénoncer ses développements « associationistes ». Alors qu’elle est reconnue par l’islam dans sa théorie –excepté certaines expressions exotériques de la kabbale spéculative-, la kabbale est rendue au domaine même du Mystère, et l’on y appose le sceau de l’interdit, ce qui met fin à la kabbale pratique. Il est vrai que l’Arabie connaissait une très forte communauté juive expatriée, à l’abri des assauts des grands empires qui l’ont toujours considéré comme une dissidence politiquement dangereuse ; la kabbale était très pratiquée, peut être bien trop, d’ailleurs.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour exemple, l’islam reconnaît l’angéologie juive, mais elle dénonce l’adoration des anges qui en découlait, de même que le fait de considérer les anges comme les filles de Dieu. Le Coran s’appesantit fortement sur ces excès exotériques, formulations inappropriées du Mystère divin, et actions contraires à la puissance de potentiel de l’adoration du Dieu de toute création. Il y voit un retour déguisé au polythéisme et l’égarement dans des considérations mystiques sans fin et sans fondement. Les anges sont au service de l’humanité pour son élévation, pourquoi donc en appeler à certains d’entre eux alors que le Tout-Puissant peut vous octroyer par Son infinie miséricorde l’aide de tous ceux qu’Il veut ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;De même, la kabbale pratique avait donné naissance à la tradition de la « magie » talismanique et s’était mêlée aux ancestrales méthodes de divination que sont l’augure (interprétation du vol des oiseaux) et la géomancie (interprétation des traces de flèches ou bâtonnets, comme le Yi-King en Chine). Ces pratiques étaient dénoncées par l’islam, les unes parce qu’elles avaient trait à des désirs de pouvoir, d’influence, de manipulation karmiques contraires aux lois spirituelles et déjà interdites dans la Torah (Deutéronome), les autres parce qu’elles faisaient de la prospection dans le domaine de l’inconnaissable et donnaient lieu à un commerce avec des forces occultes douteuses, les Jinns ou Formes-Pensées.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La voie spirituelle de l’islam prêchait en effet de faire confiance à la destinée et de laisser Dieu seul choisir Son décret sur la Création. Le prophète corrigeait ainsi des mœurs où l’ignorance et la superstition se mêlaient à des pratiques dignes de Babel et du commerce avec les anges déchus, les Nephilim de la Génèse. Ces pratiques étaient considérées comme généralement invalides sauf intercession, et donnaient surtout lieu à des errances mystiques sans véritable progrès spirituel, dans l’objectif de contrôle occulte bien loin de la sagesse qu’enseigne la connaissance divine.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L’islam naît en plein cœur d’une société pétrie de sorcellerie, ce qui ne manque pas d’être évoqué dans les sûrât mecquoises, de la première période de la révélation, lorsque le prophète, étant encore à la Mecque, était considéré comme un paria, ainsi que ceux qui le suivaient. Nombreux étaient les jeteurs de sorts qui s’acharnaient à le rendre malade ou à tenter de provoquer sa mort, mais les sûrât protectrices furent révélées, et tout un chacun parmi les musulmans pu alors disposer d’armes spirituelles pour chasser le mauvais œil et anéantir les tentatives malfaisantes des sorciers, avec l’aide d’Allah.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L’islam remporta plus tard la victoire en conquérant la Mecque sans effusion de sang comme l’ont attesté tous les rapporteurs de tradition orale, même si cette prise fit suite à une longue guerre dans les sables du désert d’Arabie. Le message va se transmettre jusqu’aux frontières du monde arabe, au Patriarche égyptien d’Alexandrie, à l’Empereur de Byzance, et à celui de Babylone. Jusqu’au Yémen qui était jusque là sous l’autorité du Négus d’Ethiopie, on envoie des jurisconsultes islamiques pour aider les musulmans et unifier le peuple arabe sous la bannière de l’islam.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L’islam se présente à la Mésopotamie, et celle-ci lui ouvre ses bras. Les musulmans se proposent d’établir la sécurité de l’empire Perse en fournissant ses guerriers, et de faire lever un impôt pour financer cette mission. Il en sera ainsi. La rencontre avec la population locale donne lieu à des mariages dits « de jouissance », c'est-à-dire temporaires, qui brasseront les peuples perses et arabes, tandis que l’islam devient le bras armé de Babylone. Cette rencontre donne également lieu à de grands débats théologiques entre les compagnons du prophète et les innombrables religions qui peuplent la Perse. Dès lors, le terrain est propice à la réapparition de la Gnose, car l’intervention d’un nouveau messager au cœur des diatribes mystiques et philosophiques apporte le sentiment eschatologique qui rend passionnés les cœurs alertes. La dimension unicitaire initiée par le Zoroastrisme originel avait cédé devant la coutume angéliste et le dualisme avec les forces considérées obscures des Devas, et le Manichéisme avait également fortement entamé cet enseignement de l’Unité parfaite. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L’islam ravive donc ces racines spirituelles zoroastriennes, en reprenant la dimension duale par la lutte contre les Shayatins (serviteurs de Satan), tout en développant une vision plus nuancée sur les formes-pensées ou Daïmon, que l’islam considère –sous le nom de Jinns- comme des forces intrinsèquement neutres, capables de servir Dieu autant que le diable, selon leurs propres fins ; des esprits malins, certes, mais pas nécessairement mauvais. Le Coran raconte également entre autres qu’ils disposent de prophètes dans leur propre peuple, et que le roi Salomon avait autorité sur eux comme sur les anges, choisissant le service des uns ou des autres selon les besoins, avec une prédilection pour celui des anges. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bref, nous sommes très loin de la doctrine manichéiste, car tout est Un, tout est divin. Selon les mots du prophète : « Tout le bien qui t’arrive ne vient que de Dieu, et le mal qui t’arrive, cela vient de toi-même ». Cette doctrine transcende le jeu du karma et du dharma des orientaux bouddhistes, car l’islam offre un dharma qui propose à l’homme d’améliorer son karma, non pas d’atteindre nécessairement le nirvana, cela étant pour les plus ardents dans la quête de Dieu, mais dont nous sommes dispensables, trouvant notre épanouissement dans les sept cieux intermédiaires.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2518317146293568079-6031779335979576410?l=gnosiscondiv.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnosiscondiv.blogspot.com/feeds/6031779335979576410/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://gnosiscondiv.blogspot.com/2010/06/chapitre-3-chiismes-exoteriques.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2518317146293568079/posts/default/6031779335979576410'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2518317146293568079/posts/default/6031779335979576410'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnosiscondiv.blogspot.com/2010/06/chapitre-3-chiismes-exoteriques.html' title='Chapitre 3. Chiismes exotériques,  soufisme ésotérique'/><author><name>Alfarange</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00107015950337531002</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2518317146293568079.post-2508916872590172820</id><published>2010-06-16T10:33:00.000-07:00</published><updated>2010-06-16T10:35:23.126-07:00</updated><title type='text'>Chapitre 2. De la Gnose au gnosticisme</title><content type='html'>&lt;div&gt;Lorsque les disciples de la voie ont hérité par succession des prophètes et des initiés, le temps fit son œuvre. Après l’espérance qu’offre la venue de tout messager, ils finirent par constater que la réalité de ce monde leur était douloureuse, à l’image des enseignements du Bouddha Siddhârta Gautama Sakyamunî qui percèrent de Bactriane jusque dans le monde grec oriental par la suite des conquêtes d’Alexandre le Grand, et avaient donné naissance à la civilisation dite « gréco-bouddhique » de Bactriane jusqu’en Anatolie. L’inhumanité flagrante avec laquelle les masses populaires étaient traitées par les riches et les puissants donnait à leur fortune un caractère de scandale et d’ostentation condamnable. Quant aux conditions naturelles de la vie, elles étaient assez rude pour frapper les esprits par leur apparence d’injustice. Au fur et à mesure que la nature cédait à l’humanité et sa création les conditions déterminantes de son existence, l’homme gagnait en centralité dans la cosmogonie, et cette sorte d’injustice pouvait trouver un relai jusque dans le Mythe lui-même.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Les disciples ne mirent pas longtemps à considérer la société toute entière comme inéquitable, jusqu’à la Création même, décevante dans la recherche d’une justice céleste ici-bas. Voyant dans ce monde une illusion, le reflet renversé et inique de l’ordre céleste, ils développèrent une théologie à rebours de la tradition sacrée, où le Créateur est un dieu mauvais, où le monde est un chaos né d’un esprit fou et malfaisant. Le gnosticisme était né.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le gnosticisme se développe donc sciemment en détournant le mythe gnostique édificateur, celui de la Bible. D’après lui, le Dieu de l’Ancien Testament est un dieu tribal des juifs, mauvais, et s’oppose au Dieu véritable de Jésus. Il trouvera son expression dans le fameux livre apocryphe intitulé Evangile de Judas, à l’histoire tumultueuse et sulfureuse. Dans cette logique, le Dieu véritable est absent de la Création, dont il est innocent lui-même. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Les thèses du gnosticisme se rapprocheront de celles plus tardives connues sous le nom de Docétisme, courant de pensée selon lequel Dieu incarné en Jésus n’est pas un être de chair, mais un être de lumière, opinion selon laquelle il n’a pas gouté à ce monde, ni à la mort. Ses défenseurs placent un autre que lui sur la croix, ou parlent d’illusion au sujet du passage de sa Passion. Mais le courant Caïnite du gnosticisme défendra –s’approchant du Manichéisme- dans l’Evangile de Judas la thèse selon laquelle Jésus, bien incarné, doit être libéré de la chair pour rejoindre le Sein du Père, et cela grâce à la mission de Judas l’Iscariote : vendre le messie à ses ennemis acharnés, romains et docteurs de la Loi.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Tout cela, comme nous l’avons vu, vient d’un profond sentiment d’injustice. Tout repose donc sur une conception qui en appelle au rejet du bas-monde, politiquement, socialement, économiquement, familialement, sexuellement. Pour d’autres, l’insertion dans ce bas-monde se fait avec l’idée selon laquelle ils font –par la nécessité céleste- commerce avec le diable, et y consentent bon gré mal gré. Ils sont alors dans une logique sataniste -qui ressemble fort au satanisme moderne d’Anton Lavey-, proche de la doctrine de la gnose polythéiste et païenne –qui elle-même trouve écho aujourd’hui dans le mouvement Wicca-. La vision sataniste du monde a en effet retrouvé de nombreux partisans depuis les sociétés rosicruciennes du XIXème siècle et du début du XXème siècle, dans la poursuite des extravagances du célèbre Aleister Crowley.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;On s’éloigne donc bien de la doctrine d’Unicité des initiés et des prophètes, s’enfonçant dans une doctrine du chaos, où la magie noire trouve de l’espace pour sa pratique et ses thèses, alors qu’en face née une école de l’illumination qui vise à quitter ce bas-monde pour retourner à la lumière, lumière qui n’aurait pas sa place ici-bas, comme le montrerait la Passion du Christ.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Beaucoup s’engouffreront dans cette voie, avec le sentiment d’avoir trouvé le véritable et authentique enseignement, parce qu’ils partagent cette souffrance. Ils préfèreront nier ce monde que participer à celui-ci, avec un fatalisme certain. Pour eux, la fatalité est un paradigme de la réalité, fatalité négative évidement. Mais ce bas-monde est une illusion bien tenace !&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;La voie gnostique en appelle à connaître le monde pour se connaître soi-même, et le gnosticisme tombe donc dans cette impasse : le rejet du monde est rejet des œuvres humaines, et donc de soi-même. C’est un rejet de l’action, où le seul mérite possible est de se préserver de la corruption omniprésente, et de se fuir soi-même pour ce qui est de la dimension des désirs.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Cette attitude rejoint l’école plus ancienne de la Mer Morte, dite école Essénienne. L’école d’Essenie, au désert de Qumran -comme nous l’apprennent les Manuscrits de la Mer Morte- avait développé une théologie dont le messie s’était désolidarisé très vite. C’était une théologie de retrait monastique hyper-ritualisé, basée sur l’observance scrupuleuse de la loi mosaïque (les lois juives de la Torah de Moïse).&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Dans cette perspective, s’était développée une vision misogyne et communautariste où la pureté ne pouvait être maintenue sans un abandon total des sources de désir, et une vie entièrement consacrée dans la retraite. On ignore encore à quel point la communauté gnostique chrétienne se trouvait être, à l’image des Esséniens, en retrait de la société. Néanmoins, la communauté de Nag Hammadi, grâce aux précieux codex qui ont été retrouvés en 1945 en Egypte, s’avère particulièrement accomplie sur le plan spirituel grâce à ce que nous en apprennent les Evangiles de Thomas, de Philippe et de Marie de Magdala, retrouvés miraculeusement dans des amphores enfouies dans les ruines de cette société en marge du christianisme de l’Empire Romain d’Orient, et victime de l’anathème qu’il lui portera.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;La communauté de Nag Hammadi a disparu dans les sables d’Egypte aussi mystérieusement qu’elle y a vécue. Nous avons cependant des signes de leur équilibre précieux conservés dans leurs Ecritures qui formulaient l’essentiel de leur croyance, profondément respectueuse des femmes et accordant toute son importance au rapport amoureux, expression et expérience suprême de l’âme selon Philippe.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;La Gnose de Nag Hammadi se distingue donc du gnosticisme égyptien Caïnite -héritier du mystère Sethite polythéiste- de façon puissante, présentant des caractères tantriques qui démontrent sa maturité vis-à-vis du monde terrestre comme des cieux. Nag Hammadi est placé sous le signe de l’amour du monde et de l’Unicité de la Création et du Créateur, dans la droite ligne des initiés prophètes. Sa communauté, comparable aux ashrams de l’Inde, est d’une hauteur spirituelle considérable et ses livres évangéliques sont sans équivalents dans les canons religieux du monde (si l’on excepte peut-être la Bhagavad Gîtâ). Ici l’enseignement du Mystère est direct, radical, il s’émancipe de la forme narrative et mythique sous laquelle il s’était jusque là transmis. Ces Evangiles apocryphes composent le socle de la gnose chrétienne, s’éloignant du dualisme des gnosticistes caïnites, qui quant à eux survivront sous d’autres noms et renaîtront plus tard sous le nom de Catharisme, la religion cathare.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Aujourd’hui, la communauté gnostique renaît également, grâce à la découverte des Manuscrits de Nag Hammadi. Parviendra-t-elle à échapper aux écueils intellectuels du gnosticisme ? Le temps nous dira si, tant en creusant sa place –dans la diversité des christianismes modernes appuyés sur la Bible canonique- qu’en fouillant ses origines dans les écoles du Mystère des religions antiques, elle parviendra ou non à renaître des cendres d’Alexandrie.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Mais un épisode beaucoup moins connu encore de la gnose et de ses développements nous attend quelques siècles plus tard en un lieu inattendu : la Perse musulmane, l’Iran ancien. A cet âge, la Gnose (irfân) fleurit à nouveau suite à l’ère des mutazilites, prospère pour les disciples du Mystère antique, de la philosophie et des doctrines mazdéennes de Zoroastre.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2518317146293568079-2508916872590172820?l=gnosiscondiv.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnosiscondiv.blogspot.com/feeds/2508916872590172820/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://gnosiscondiv.blogspot.com/2010/06/chapitre-2-de-la-gnose-au-gnosticisme.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2518317146293568079/posts/default/2508916872590172820'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2518317146293568079/posts/default/2508916872590172820'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnosiscondiv.blogspot.com/2010/06/chapitre-2-de-la-gnose-au-gnosticisme.html' title='Chapitre 2. De la Gnose au gnosticisme'/><author><name>Alfarange</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00107015950337531002</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2518317146293568079.post-6566416291017762903</id><published>2010-06-16T10:32:00.000-07:00</published><updated>2010-06-16T10:35:44.672-07:00</updated><title type='text'>Chapitre 1. La tradition sacrée du Mystère</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Emanant de la tradition primordiale qui trouve ses racines dans le shamanisme et ses diverses tendances totémiques et animistes, l’enseignement mystique se transmis d’initié à initié, ne concernant qu’à un degré moindre le commun des mortels. Ces sociétés initiatiques pouvaient communiquer à des échelles très vastes, par des symboles et rites communs ou familiers, compris de tous les initiés. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;De même, l’unité se formait à grande échelle par le partage d’une tradition orale commune, un mythe.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C’est ainsi que lorsqu’apparue l’urbanisation et la concentration des populations, des initiés nombreux devenaient nécessaire, ainsi que « l’externalisation » de certaines actions liées à la connaissance gnostique. Devant la diversité des réponses apportées aux questions d’un seul patient –les initiés avaient primordialement une fonction de thérapeutes-, et devant la diversité des versions de la tradition orale –celle-ci étant vivante et donc évolutive-, il fallut établir une hiérarchie des initiés et déterminer la version, la codification commune pour l’édification* du peuple et la détermination des identités.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L’enseignement se devait de répondre aux conditions de transmissibilité et fut formalisé, fixé et donc figé. C’est seulement une fois formalisé que la tradition put accéder au cap décisif de l’écriture, qui est, initialement, conjonction de symboles (hiéroglyphes), trouvant leur signification grâce à l’association par analogie et selon la vision issue des pratiques divinatoires ancestrales.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L’écriture trouve son origine dans la pratique prophétique d’une « caste », celle des prêtres, qui eux-mêmes trouvent leur origine dans la tradition primordiale : le shamanisme. C’est à partir de la formalisation de l’enseignement pour les sociétés urbanisées des cités-états que naît le mythe. Celui-ci instruit de toute chose à qui en connait les clefs, le « Mystère ».&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le Mystère est donc un enseignement sacré réservé à une élite, seule capable de l’appréhender convenablement, la prêtrise. Dès lors, la notion d’initiation déjà préexistante va devoir se renforcer et se faire très sélective et progressive. Seuls les meilleurs élèves pourront faire de bonnes recrues. C’est à ce moment là que la religion naît, et s’éloigne de ses bases, de son origine.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Avec l’avènement d’un nouveau savoir tel que l’écriture, le lien direct aux esprits est rompu et devient symbolique, passant par l’interprétation des glyphes. L’extase ne suffit plus. La méditation jadis naturelle devient de plus en plus centrale mais aussi d’accès difficile. La découverte des secrets se mérite à force d’observance et d’obéissance aux rites et codes sociaux. La hiérarchisation permet de juguler le flot des vocations. Peu à peu, les prêtres délaissent leur fonction thérapeutique et se spécialisent ; scribes, médecins, oracles, ministres, théurges, tous unis par le Mystère, tous gardiens du secret.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais quel est concrètement l’enseignement du Mystère ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; Le mystère est la science des sciences. Elle est le récit in illo tempore de ce qui est : le mouvement des astres, le flux des fleuves et des mers, les cycles naturels de toute sorte. Par le récit des commencements, il enseigne une cosmogonie, c’est-à-dire une architecture du monde, une procession des forces à l’origine des phénomènes et agissant sur eux en une suite logique qui les organise et les hiérarchise. On se surprendra à constater comment la Génèse récapitulera la création du monde dans l’ordre chronologique attesté par les sciences modernes.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;De cette observation cosmogonique, une pensée va émaner et structurer les esprits de la société impliquée par ce mystère. De cette pensée naîtront une culture et une nation. Les dieux –ou plutôt les visages de la divinité- qui seront partagés formeront la clef de voûte de la société et le ciment de celle-ci.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;De fait, les prêtres coiffent l’ensemble des professions scientifiques et des savoir-faire techniques. La vision du rapport des divinités entre elles –qui ne sont au départ que des dieux locaux, visages uniques de la divinité, aux attributs déterminants l’identité locale- va évoluer au fil des évènements, reflétant la décadence d’une cité ou la vigueur nouvelle d’une autre. Le mythe va trouver sa stabilité tout en fournissant pour chaque dieu une multitude d’attributs en fonction de la prédilection du peuple pour eux, le situant dans un panthéon admis par tous. De même, se développera une généalogie des dieux.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chaque culte, chaque mystère va hisser son dieu au plus haut du panthéon, à l’appui des titres-attributs qu’il lui confère. De fait, ils se trouvent tous unis par ces attributs communs et l’on peut aisément comprendre que tous ne sont qu’Un seul. De leur multitude naîtra, fruit des perceptions mystiques, le paradigme de leur unicité. De ce paradigme, renaîtront des monothéismes, image de la croyance ancestrale de la tradition primordiale.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2518317146293568079-6566416291017762903?l=gnosiscondiv.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnosiscondiv.blogspot.com/feeds/6566416291017762903/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://gnosiscondiv.blogspot.com/2010/06/la-tradition-sacree-du-mystere.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2518317146293568079/posts/default/6566416291017762903'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2518317146293568079/posts/default/6566416291017762903'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnosiscondiv.blogspot.com/2010/06/la-tradition-sacree-du-mystere.html' title='Chapitre 1. La tradition sacrée du Mystère'/><author><name>Alfarange</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00107015950337531002</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2518317146293568079.post-465223419115418517</id><published>2010-06-16T10:13:00.000-07:00</published><updated>2010-06-16T10:17:32.597-07:00</updated><title type='text'>Introduction</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Gnôsis&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;, « Connaissance ».&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pourquoi donc s’embarrasser d’un mot issu du grec ancien ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Est-ce pour entretenir un mystère ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Une atmosphère délétère de secret, qui rendrait l’homme avide et réveillerait  les fantasmes de son inconscient ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La Gnose est certes une voie du Mystère, mais elle rend au mot « Mystère » lui-même toute sa signification première. La quasi-totalité de l’humanité connaît le mot « mystère », mais en ignore le sens premier, de même qu’elle est incapable de comprendre sa familiarité avec celui de « mythe », et d’ailleurs, elle ne le cherche pas. Tout cela paraît bien trop loin des préoccupations quotidiennes, semble tout à fait inutile, même futile. Elle relègue cette étude au rang des curiosités, sans se dire un seul instant qu’il y a là une science qui puisse être fondamentale pour son évolution et son développement. Même les chrétiens qui parlent du « Mystère de l’Incarnation » n’en saisissent pas le sens, et seraient même stupéfaits et outrés d’en connaître les origines, préférant estimer que la foi suffit.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pourtant, dans le monde antique, le mythe et son Mystère étaient palpitants et d’une vie débordante, foisonnante. Ils étaient considérés comme la clef de voûte de toute connaissance humaine, indispensable à l’édification de la civilisation elle-même. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le mystère signifiait « l’enseignement sacré -et occulté- des prêtres et initiés du culte » ; il existait dans toutes les religions antiques, y compris chez les premiers chrétiens. Le mythe en était la forme extérieure, connaissable par tout un chacun. C’était la formalisation exotérique, c’est-à-dire visible, apparente.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais au-delà, un enseignement de sagesse –la Gnose- et une méditation profonde à la rigueur scientifique était portée sur le mythe, qui se dévoilait alors en tant que code de transmission d’un message, d’un savoir sacré échappant au commun des mortels, trop préoccupés par leur existence personnelle pour chercher si loin les solutions existentielles définitives. Cela, Platon –l’inévitable maître de la philosophie- l’a judicieusement expliqué dans sa République à travers la célèbre « allégorie de la Caverne », située par delà le rang de la simple métaphore. Cette allégorie a des titres à représenter bien d’avantage une puissante parabole de la Gnose.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L’Allégorie de la Caverne évoque la condition humaine comme si nous étions des prisonniers enchaînés dans une grotte, et que nous observions sur ses parois les ombres de silhouettes venant de l’extérieur, prenant ces ombres pour les objets mêmes. De cette manière, nous dit Platon, nous observons un spectacle sans observer les choses telles qu’elles sont, nous attachant au signifiant, non au signifié. Mais si nous brisons nos chaînes et sortons de la caverne, nous serons éblouis par la lumière nouvelle que nous porterons sur le monde, découvrant les objets en vérité, tels qu’en eux-mêmes, et par delà nous remontrons au monde des significations, au monde eidétique, celui de l’intelligible.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais le monde « moderne » a coutume de trouver l’idée de Platon désuète et rétrograde. La pensée dominante consiste à dire que le monde est inintelligible, incompréhensible, hermétique à toute tentative de compréhension de l’homme. Ceci sans doute est le fruit d’une certaine stagnation pratique des sciences, et de l’explosion des théories spéculatives de ces mêmes sciences d’autre part.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pourtant, malgré toutes les difficultés qu’avait le monde antique à s’expliquer le mouvement des astres, jamais on avait douté ainsi des aptitudes de l’homme à accéder à la vérité. Sans cette aptitude, nulle science n’est possible et rien ne pourrait être fonctionnel et efficient dans les œuvres humaines. Si bien que l’on peut comparer notre état des sciences à l’age des sophistes présocratiques qui, dirons nous, « parlaient pour ne rien dire ».&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;D’après les intellectuels de la « pensée dominante », nous sommes condamnés à être ces gens de la caverne, il n’existerait aucune perspective d’atteindre à la vérité en se faisant philosophe. La philosophie a renoncé à l’étude objective, elle a renoncé à se prononcer sur l’absolu et s’est condamnée à des errances relativistes qui entérinent sa propre proclamation d’échec.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pourtant, si la philosophie a renoncé à atteindre à une gnose, en ce qu’elle a clamé la mort de Dieu et du divin, la Gnose peut alors s’émanciper de son côté de la cloison philosophique héritée des persécutions religieuses pour retrouver sa position de connexion entre les sciences et sa créativité par un foisonnement de production culturelle, prospective et pratique, hors des sentiers battus.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quoiqu’on puisse évoquer l’agonie du phénomène religieux (ce qui semble cependant loin d’être garanti avec l’évolution de l’islam radical), la spiritualité quant à elle trouve un regain de jeunesse et d’énergie conséquent. Un autre art de vivre est proposé, véritable alternative au consumérisme et au relativisme absolu que la modernité matérialiste a engendré.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La Gnose se défini comme connaissance du monde et connaissance de soi, elle est donc une science dont découle un art de vivre, mais elle est essentiellement une expérience personnelle et intime, et aucun contenant, aucun signifiant ne saura jamais en délimiter le contenu, le signifié. C’est pour cette raison que la Gnose s’est retrouvée dans toutes les religions du monde.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C’est également parce qu’elle vise l’unité sur le fond et non sur la forme que les institutions religieuses l’ont combattu et la combattent encore. La Gnose s’oppose diamétralement à la religion au sens communautaire et bordé de frontières. Elle déborde de toute tradition vers toute autre. Elle est pont, elle est connexion, elle est rencontre.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La Gnose est reconnaissance. Elle est amour universel. Nul n’ayant le monopole de Dieu, la Gnose se doit d’adhérer à l’universalité, car elle est connaissance du Divin. Elle n’est qu’effort de l’homme à se transfigurer par la vertu de cette connaissance et atteindre l’accomplissement de soi, dans l’unité en Dieu et la surexistence en ce monde.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tel est le chemin de la Gnose.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2518317146293568079-465223419115418517?l=gnosiscondiv.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnosiscondiv.blogspot.com/feeds/465223419115418517/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://gnosiscondiv.blogspot.com/2010/06/introduction.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2518317146293568079/posts/default/465223419115418517'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2518317146293568079/posts/default/465223419115418517'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnosiscondiv.blogspot.com/2010/06/introduction.html' title='Introduction'/><author><name>Alfarange</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00107015950337531002</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
